Comment repérer un troglodyte mignon ?

Le troglodyte mignon est un de nos amis à plumes les plus petits. Son poids de 7gr est battu par le pouillot véloce (~6gr) et par le roitelet (~5,5gr). Pour la comparaison : un morceau de sucre pèse environ 6gr !

Ses couleurs, brun rougeâtre sur le dessus et brun clair au dessous, sont parfaitement adaptées à son habitat naturel. Son trait sourcilier clair n’est remarqué en général que sur les photos; cette boule de plumes se déplace trop rapidement et de façon trop saccadée dans les sous-bois.

Le désordre de son habitat est un atout. Le troglodyte est plus souvent observé en train de sautiller dans le sous-bois que de voler librement. Avec ses courtes ailes rondes, il se faufile entre les taillis. Il habite les sous-bois des forêts, les buissons et broussailles, les haies des parcs et des jardins avec un caractère assez sauvage et naturel. Une certaine préférence pour le choix d’un habitat à proximité de l’eau peut être constatée.

Son bec d’insectivore relativement long est courbé légèrement vers le bas. Dans une strate herbacée feutrée, dans les branchages étroits à proximité du sol, le troglodyte recherche des insectes et leurs larves, des petites araignées et des vers.

Plusieurs nids sphériques avec une ouverture latérale, construit à base de petites branches, de feuilles et de mousse, sont offerts à la femelle. Madame capitonne le nid et y couve toute seule 5 à 8 œufs. Ainsi, Monsieur peut se consacrer à d’autres femelles.

La plupart des oiseaux colorés camouflés impressionnent par leur chant. Ainsi, le troglodyte est généralement constaté au moyen de son chant ou de ses appels d’avertissement. Ces derniers, plusieurs « Teck » métalliques, rappellent des chocs de billes en fer. Le chant de ce petit oiseau est extrêmement bruyant. Il s’imite facilement avec un appeau. Des trilles et des séries de sons flûtés sont souvent interrompus par des sifflements pointus et élevés.

Le troglodyte est le seul représentant de sa famille en Europe; c’est surtout l’Amérique Centrale et du Sud qui sont peuplées par cette famille. Notre roi des sous-bois, depuis l’Amérique du Nord et en passant par le détroit de Béring, s’est étendu en Asie, en Europe et en Afrique du Nord : un véritable cosmopolite. Au Luxembourg et en Europe, il est assez bien représenté; l’effectif de la population est considéré comme stable.

Même s’il peut être plus fréquemment trouvé dans les sous-bois des forêts à feuilles caduques, riches en structures, la zone urbaine représente une grande importance pour le troglodyte. Ici sa densité de population peut être étonnamment élevée. Ainsi les personnes propriétaires de jardins et les municipalités doivent assurer la création d’espaces verts quasi-naturels. Pour ainsi offrir un habitat naturel au troglodyte et une série d’autres espèces animales, dont certaines menacées.

Comment aider Monsieur Troglodyte et compagnie?

Tout simplement: installez un coin plus sauvage dans votre jardin, avec des buissons indigènes et des possibilités d’abris. L’herbe n’y sera fauchée que rarement. Une zone peuplée d’herbes et de vivaces, un tas de feuilles mortes, une façade verte de lierre ou de vigne vierge, un mûr en maçonnerie sèche… forment des éléments importants pour le troglodyte. Un jardin trop ordonné, des pelouses tondues de façon anglaise, une coupe carrée des haies ne plaisent absolument pas à ce petit roi du jardin.

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