La France s’apprête à procéder à des réformes controversées des lois sur la chasse

Le puissant lobby de la chasse en France réclame une révision controversée des règles entourant le passe-temps populaire et a rencontré le président lundi pour discuter des changements qui n’ont pas été bien reçus par les groupes de défense des animaux.

Le Président Emmanuel Macron a depuis longtemps prévu de réformer la chasse en France, un passe-temps qu’il considère comme faisant partie de la culture et de l’identité rurales françaises.

Lundi, M. Macron et son ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, ont rencontré la Fédération nationale de la chasse pour discuter des futures réformes qui, selon les chasseurs, sont nécessaires pour donner vie à un passe-temps qui, bien que toujours populaire, perd des participants.

Les dates de début et de fin de la saison de chasse officielle ainsi que les quotas légaux pour les animaux qui peuvent être chassés seront tous discutés.

Les chasseurs veulent qu’un plus grand nombre de membres du public puissent obtenir un permis et disent que la procédure est trop coûteuse et trop compliquée.

Ils font valoir que le prix d’un permis national devrait être réduit de moitié, passant d’environ 447 euros à 200 euros, et qu’il ne devrait y avoir qu’un seul permis pour permettre au titulaire du permis de chasser partout en France.

Actuellement, les chasseurs peuvent demander un permis départemental d’environ 150 € qui ne leur permet de chasser que dans ce département.

Il y a actuellement environ 1,2 million de chasseurs en France et environ 37 000 nouveaux permis sont obtenus chaque année, mais selon les organisations de chasseurs, de nombreuses personnes abandonnent le processus en raison de la charge administrative et du temps qu’il faut pour obtenir un permis – qui peut atteindre neuf mois.

Les organisations souhaitent également la mise en place d’une police rurale spéciale chargée de contrôler la chasse et de mieux indemniser les dommages causés aux terres et aux cultures par les animaux sauvages tels que les sangliers.

Mais les organisations veulent aussi que les chasseurs s’impliquent davantage dans la protection de l’environnement rural.

Les chasseurs veulent également que les règles concernant les animaux qu’ils peuvent tuer soient plus souples et dépendent de l’état actuel de conservation de l’espèce plutôt que d’être arbitraires.

Le gouvernement a déjà lancé un processus de consultation sur l’établissement de quotas pour certaines espèces d’oiseaux comme l’alouette des champs et le merle noir pour la saison 2018 à 2019.

Au début de la saison, l’automne dernier, il y a eu une série d’accidents mortels impliquant des chasseurs, y compris des incidents au cours desquels une femme a été tuée par balle dans son jardin après qu’un chasseur eut tiré dans sa haie.

Dans un autre incident, un grand-père a tué son petit-fils lors d’une chasse en Vendée, dans l’ouest de la France.

Le cas d’un cerf abattu par des chasseurs dans le jardin d’une maison de village a également scandalisé le public.

Les associations de défense des animaux ont régulièrement demandé l’interdiction de chasser le dimanche en France afin d’éviter de nouvelles tragédies.

Mais avec les élections européennes à l’horizon, Macron semble désireux d’apaiser un potentiel de 1,2 million d’électeurs.

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